
vendredi 19 octobre 2012
1. Crypto-parties : des fêtes pour apprendre à protéger ses données du piratage
« 0x00WE15E7 : c’est à ça que ressemble un mot de passe sûr. Chacun sait ça. [...] On nous demande toujours des mots de passe, on nous avertit encore et toujours, au moment où on le tape, lorsque le mot de passe qu’on vient de choisir n’est pas suffisamment sûr, et encore et toujours nous préférons en choisir des faciles. » Comme le rappelle le quotidien allemand Frankfurter Allgemeine Zeitung, la plupart des internautes ne sont pas assez prudents. Le hack de 400.000 comptes Yahoo en juillet dernier et la publication des données d’inscription des utilisateurs a permis de prendre la mesure de cette réalité effrayante, poursuit le FAZ : « La combinaison "123456", choisie 1666 fois, apparaissait au premier rang, suivie par les combinaisons "123456789" et "12345678" aux rangs 6 et 7, choisies respectivement par 222 et 208 utilisateurs. Entre les deux : "password", "welcome" et "abc123". » Partant de ce constat terrifiant de niaiserie, geeks passionnés de cryptologie et utilisateurs consciencieux organisent depuis quelques semaines des « crypto-parties » à travers le monde, des fêtes où l’on apprend à élaborer des mots de passe redoutables et à protéger ses données et sa vie privée sur la toile. Selon la revue professionnelle anglaise SC Magazine, spécialisée sur les questions liées à la sécurité, l’idée de ces soirées est née au mois d’août en Australie, à partir d’une discussion sur Twitter entre des chercheurs en sécurité et un cyber-activiste australien, Asher Wolf. Selon le site officiel des crypto-parties, ces fêtes aux allures de workshop ont été données ces dernières semaines en Australie, dans plusieurs pays européens tels la Hollande, l’Allemagne ou la France (à Lille), ou encore aux USA et en Égypte. Deux soirées ont déjà eu lieu à Berlin, auxquelles les FAZ consacre un reportage. Comme l’explique Julian Oliver, qui se présente comme un « critical engineer », un web-développeur critique, et qui a organisé la deuxième soirée avec un confrère et une journaliste : « C’est étonnant. Dans la sphère publique, on considère et on défend notre vie privée comme un droit humain fondamental. Mais dans le monde digital, il n’y a presque pas de conscience des dangers, du fait que quelque chose d’important est en jeu. » Lors de cette soirée, nombreuses solutions alternatives ont été proposées aux invités venus avec leur « laptop » sous le bras, comme le moteur de recherche DuckDuckGo, qui contrairement à Google ne vend pas les mots clefs des recherches de ses utilisateurs à des entreprises, l’extension HTTPS Everywhere, qui permet de surfer de manière sécurisée sur des pages qui s’affichent uniquement en https, comme son nom l’indique, où encore le projet en réseau Tor, qui grâce au principe du routage en oignon permet à ses utilisateurs de surfer de manière totalement anonyme sur le net. Libre à chacun donc d’organiser une crypto-party : ce n’est rien de plus qu’une initiative totalement désintéressée, un titre, un « hashtag » sur Twitter, le nom d’un site – mis à disposition des intéressés pour annoncer leur fête.
2. Le Air Food, l’art de manger pour de faux
Le programme européen d’aide aux plus démunis (PEAD), un programme d’aide alimentaire à l’échelle européenne, est menacé et pourrait prochainement être amené à disparaître. Pour interpeller l’opinion publique et espérer obtenir son maintien, les associations se mobilisent. Les Restos du cœur, les Banques alimentaires, la Croix-Rouge française, le Secours Populaire ont créé The Air food project. Inspirée du air guitar, cette nouvelle discipline consiste à manger pour de faux. Pour rejoindre le mouvement, il vous suffit de vous filmer en prétendant manger, puis de poster votre vidéo sur les réseaux sociaux.
3. Goldie Blox, le jouet qui veut inciter les petites filles à devenir ingénieur
Connaissez-vous Goldie Blox ? Aux Etats-Unis, ce jouet éducatif, destinées aux petites filles de 5 ans à 9 ans, pourrait bien devenir la nouvelle coqueluche des jeunes Américaines. Le site américain Forbes raconte le projet qui se cache derrière cette nouvelle héroïne pour petites filles, lancé par Debbie Sterling, une jeune ingénieure diplômée de l’université de Stanford, en Californie. Cette entrepreneuse, qui vit à San Francisco, est partie d’un constat simple : aux Etats-Unis, 90% des ingénieurs sont des hommes d’après une étude de l’American Association of University Women (AAUW). Et pour Debbie Sterling, interrogée par The Atlantic, l’explication à ce manque de parité est plutôt simple :
« Faites un tour dans un magasin de jouets et vous comprendrez pourquoi : l’aile "bleue" est remplie de jeux de construction et de kits de chimie, alors que l’aile "rose" est pleine de princesses et de poupées. » D’où l’idée de lancer Goldie Blox, cette petite dont les histoires sont censées données aux petites Américaines l’envie de devenir des ingénieurs. Le jeu se présente sous la forme d’une boîte contenant un livre d’instructions et de petits objets comme des dés, des tiges en plastiques et autres joints avec lesquels les fillettes doivent réaliser les mêmes constructions que Goldie Blox dans ses aventures. Et l’attente est visiblement bien réelle autour de ce projet, puisque sur le site Kickstarter, qui permet aux internautes de financer eux-mêmes un projet original, Goldie Blox a déjà récolté vendredi 12 octobre plus de 251.000 dollars, alors que Debbie Starling n’en avait besoin que de 150.000 pour lancer son jouet sur le marché. Cet argent devrait permettre de financer les futures aventures de Goldie Blox, Debbie Sterling envisageant de publier les tomes 2 et 3 des aventures de son héroïne au printemps 2013. Sur ce site, la jeune ingénieure détaille un peu plus son objectif : « J’ai créé Goldie Blox pour inspirer les petites filles de la même manière que les Lego et les Meccano ont donné envie aux petits garçons, depuis plus de 100 ans, de développer très tôt un intérêt et des capacités à devenir ingénieur. Il est temps de motiver nos filles pour qu’elles aident à construire notre futur. »
4. Le nouvel Ipod touch vient de sortir cette semaine…
Encore un nouvel appareil. Mais que possède t-il de plus ? Une commande vocale intégrée. Demandez lui : je veux écouter les Beatles ! Et aussitôt le lecteur MP3 se met à diffuser un titre du groupe. Plus besoin de chercher dans votre longue liste l’artiste désiré ? Le simple fait d’émettre un souhait, et il se réalise…
5. Socialmatic : Un retour vers le polaroïd
Avec son look vintage, sa forme et son concept, l’APN Instagram Socialmatic avait su séduire. Ils ont tout d’abord abandonné « Instagram » dans le nom qui se résume désormais à « Socialmatic ». La plupart des fonctionnalités du concept original seront conservées. Il disposera d’une connectivité WiFi ou 3G qui permettra au photographe d’uploader instantanément ses photos sur les réseaux sociaux : Facebook, Twitter et bien entendu Instagram ou même de l’envoyer par MMS ou par e-mail. Le socialmatic se caractérisera par un écran tactile de 4.3 pouces, d’un zoom optique, d’un flash LED et tournera sous l’OS mobile Android (la version n’a pas été indiquée) avec un surcouche logicielle propriétaire. L’APN sera décliné en versions avec 16 Go ou 32 Go (avec emplacement pour carte mémoire SD) en WiFi ou en WiFi plus 3G. Il sera également possible d’imprimer directement ses photos depuis le Socialmatic à l’instar de ce qu’on faisait avec les appareils photos Polaroid. Pas besoin de périphérique extérieur pour imprimer puisqu’il utilisera une technologie similaire à celles des Polaroid. Un QR code sera également imprimé sur la photo, ce qui permettra de partager la photo physique en mode numérique. Un aller retour du monde numérique vers le monde analogique plutôt bien vu et symbolique.