
jeudi 08 mars 2012
Mettre le crédit au service de l’insertion professionnelle en créant une banque qui prête à ceux qui sont trop pauvres, pour être financés par les banques traditionnelles, c’est le pari fait par Maria Nowak en 1989 lorsqu’elle créa avec deux autres bénévoles l’A.D.I.E., Association pour le droit à l’initiative économique.
Maria Nowak est née en Pologne. Elle y a vécu une enfance difficile : elle a connu l’invasion russe puis allemande avant de se retrouver, à l’âge de 11 ans en France sans papiers, sans parents. La précarité, le fait de vivre au jour le jour, de ne pouvoir se projeter dans l’avenir, elle a connu, elle s’y est retrouvée confrontée, elle sait aussi toute l’énergie que l’on peut déployer lorsque l’on veut s’en sortir.
L’A.D.I.E. prête jusqu’à 6000 euros, mais l’A.D.I.E. accompagne aussi les créateurs qui peuvent ainsi pérenniser leurs projets. Car le but est bien là : permettre à ceux qui sont sans emploi, de créer une activité économique qui leur permette de s’en sortir et de redresser la tête.
Depuis sa création, l’A.D.I.E. a financé plus de cent mille entreprises. 97% de ceux à qui l’A.D.I.E. a prêté de l’argent ont remboursé leur emprunt. Mais au-delà, ce sont des milliers d’emplois qui ont été créés, des activités nouvelles qui ont vu le jour et en période de crises, c’est une bonne nouvelle.
Pour plus d’informations :
www.adie.org