
lundi 22 novembre 2010
Le 26 Brumaire de l’an IX, une ordonnance interdit aux françaises le port du pantalon. Le texte stipule que « toute femme désirant porter un pantalon doit se présenter à la préfecture de police pour y être autorisées, et ce uniquement pour motif médical ». Cette ordonnance émanant de la préfecture de police de Paris sous le premier consulat de Napoléon Bonaparte vise les femmes qui souhaitent se travestir en homme. En 1892 et 1909, deux circulaires assouplissent cette mesure pour des raisons de commodités. En effet les femmes qui pratiquent le cyclisme ou l’équitation sont autorisées à porter le pantalon.
Si le pantalon commence à ce répandre dans les années 1920, il faudra attendre les années 60 pour qu’ils deviennent le vêtement à la mode.
En 2010, dix députés ont présenté un nouveau projet de loi au parlement, souhaitant l’annulation de cette ordonnance "fondamentalement dépassée et manifestement erronée". Toutes les tentatives ont échouées.
En 2003, Nicole Ameline, ministre déléguée à la Parité et l’Égalité professionnelle, face à une nouvelle demande de lever l’interdiction du port de pantalon avait rétorqué : "la désuétude est parfois plus efficace qu’une abrogation en bonne en due forme".